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Immobilier : pourquoi ceux qui ont acheté entre 2018 et 2022 ne peuvent plus vendre aujourd'hui

information fournie par Boursorama avec Newsgene 30/06/2026 à 13:03

A Bordeaux, les prix de l'immobilier ont chuté ces dernières. (illustration) (Pixabay / GoranWaldt)

A Bordeaux, les prix de l'immobilier ont chuté ces dernières. (illustration) (Pixabay / GoranWaldt)

Selon Century 21, la baisse des prix dans plusieurs grandes villes et la hausse des taux d’intérêt rendent les reventes plus difficiles pour les propriétaires souhaitant acheter plus grand. De fait, les transactions immobilières devraient reculer autour de 900 000 ventes en 2026, contre 952 000 en 2025.

« Sauf impératif, vous ne vendez pas ! » Voilà, en substance, le message adressé par Charles Marinakis, président du réseau Century 21 France, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 29 juin. Cité par BFMTV , le professionnel a appuyé son propos avec l’exemple de Bordeaux, qui illustre bien les effets de l’inflation et de la hausse des taux sur le marché immobilier.

Des acquéreurs ayant acheté un appartement de 80 m² en 2021, pour 393 000 euros, à une période où les prix tutoyaient des sommets, ne pourraient aujourd’hui espérer le revendre que 327 000 euros. Une moins-value d’autant plus pénalisante que, s’ils souhaitent acheter plus grand, ces propriétaires doivent aussi composer avec la hausse des taux d’intérêt, passés de 1,1 % en 2021 pour un crédit sur vingt ans à 3,25 % en 2026.

Les prix ont chuté dans de nombreuses villes

Ce phénomène se vérifie également dans d’autres grandes villes. À Nantes, le prix au mètre carré a reculé de 13,8 % entre 2022 et 2026, selon le réseau d’agences immobilières Bien’ici. À Lyon, la baisse atteint 12,4 % sur la même période. Même à Nice, où les prix ont augmenté, un propriétaire qui souhaiterait revendre pour acheter plus grand s’expose à des pertes importantes, en raison de la hausse des taux d’intérêt.

Résultat : les transactions devraient continuer à baisser, autour de 900 000 ventes contre 952 000 en 2025, selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) et le réseau Century 21. À titre de comparaison, un record à 1,2 million de transactions avait été atteint entre 2019 et 2021.

Autre conséquence : la rotation du parc de logements diminue. Elle s’établit aujourd’hui à 2,3 %, contre 2,5 % en 2025, tandis que les durées d’occupation des biens tendent à s’allonger, « passant d'environ 7 ans à plus de 10 ans d'occupation en moyenne, en fonction des territoires » , indique le président de Century 21.

1 commentaire
  • 15:57

    Malheureusement c'est loin d'être le cas partout, dans le nord ça augmente encore et encore...


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